Disparues sous le signe de l'infini

Disparues sous le signe de l'infini

Language: French

Pages: 0

ISBN: 2764404573

Format: PDF / Kindle (mobi) / ePub


La Fille du Pasteur Cullen (La Fille du Pasteur Cullen, Tome 1)

The Matter With Morris

Tout m'accuse

Votre appel est important

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une envie irrésistible venait de me prendre. Il fallait que je prenne sa main dans la mienne. Elle en profita pour me sourire longuement. Je sentais ses grands yeux me pénétrer. Elle plissa les lèvres de façon à leur donner la forme d’un cœur. L’espace d’un instant, j’eus le sentiment qu’elle allait disparaître. Elle m’apparaissait soudain souverainement éternelle. Cela tenait au foulard bleu qui lui donnait l’air d’une madone des gitans, aux fils dorés qui s’échappaient par petites cassures

salle et elle était assise à côté de lui. Un pur hasard avait-elle insisté. L’homme lui avait montré cette photo qu’il avait découpée dans un journal, elle ne se rappelait plus lequel. La photo avait paru dans les jours qui avaient suivi la chute de Berlin. Il montrait cette photo à tout le monde et s’empressait de dire à qui voulait l’entendre que n’eut été de cette jambe qui l’avait empêché de s’enrôler et de reprendre les armes, il aurait été là pour la Deuxième comme il l’avait été pour la

genre de nuit où les amants maudits disparaissent en plein jour à la face du monde sans se cacher de qui que ce soit. L’homme au pyjama a un faible pour les amants maudits et il ne tenait pas à ce que je vous en fasse la mention, mais bon. Disons que cela m’a échappé. Dieu seul sait pourquoi. Et le diable s’en doute, aurait ajouté ma mère. Et puis, au cœur de cette nuit maudite, deux amants au cœur chaud. Et puis. Et puis. Un conducteur i-i-i-i-ive-re, comme dit l’épouse bégayante en tablier, qui

qui a suivi l’éclat du Braque, invitation lancée, je vous le donne en mille, par Mademoiselle Blanche faisant une fois de plus appel à l’indulgence, au recueillement et à la compassion pour l’enfant intérieur du Braque. Pour ce pauvre petit sans défense qui ne demande au fond qu’à être aimé. J’ajouterai quelques mots. Quelques-uns seulement: dodo l’enfant do et que le bonhomme Sept Heures fasse son travail une fois pour toutes. Un long soupir. Peut-être est-il possible de l’envisager ainsi :

épargner les détails. Ce sont ces détails qui trimbalent les grandes ombres de la souffrance. Ce sont ces ombres qui, par la suite, ne vous quittent plus. Vous en venez à souhaiter, juste à fermer les yeux, que la chose elle-même n’ait jamais eu lieu. Comme si vos paupières refermées sur le souvenir, sur la souffrance, avaient le pouvoir ultime de retourner en arrière et d’effacer la chose avant même qu’elle n’ait lieu. À jamais. D’effacer. Oui. C’est bien ainsi je crois qu’il faut le dire. Puis

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