Gaby Bernier, Tome 1

Gaby Bernier, Tome 1

Pauline Gill

Language: French

Pages: 288

ISBN: 289666159X

Format: PDF / Kindle (mobi) / ePub


Retrouvez la plume irrésistible de Pauline Gill dans une toute nouvelle série historique passionnante !

Fidèle à ses amours, Pauline Gill fait le pari de nous faire découvrir l’incroyable destin d’une femme oubliée de notre histoire. Découvrez, dans ce premier tome, la jeunesse de l’attachante Gaby Bernier, qui, à l’instar de son idole Coco Chanel, connaîtra une carrière exceptionnelle dans le monde de la haute couture montréalaise. Une jeune femme douée pour le bonheur et qui n’a pas froid aux yeux !

C’est au tout début du XXe siècle que débute la passionnante histoire de Gabrielle Bernier. De Chambly à l’Orphelinat Sainte- Catherine à Montréal, en passant par Saint-Henri, elle devra faire preuve de beaucoup de courage et de détermination pour surmonter les difficultés engendrées par la mort accidentelle de son père. Mais, comme sa mère Séneville, son frère Donio et sa jeune sœur Éva, Gaby Bernier n’est pas de ceux qui se découragent ou se laissent marcher sur les pieds! Bien entourée de sa famille, elle réussira à traverser des épreuves et à accomplir son rêve : faire ses preuves dans le domaine de la haute couture jusqu’à ce qu’elle devienne, à 26 ans, une femme d’affaire accomplie. Elle aura même l’occasion d’aller à Paris, où elle rencontrera son idole Coco Chanel, avec qui elle partage de nombreux points communs.

Trois dimensions construisent le roman : des extraits fictifs du journal de Gaby, le récit de sa vie et des indiscrétions d’Éva, qui nous révèle les petits secrets de Gaby.

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et un bureau en vernis de Chine rivalisaient d’élégance. Edna avait acheté de riches tapis dont les teintes de violet et de vert olive s’harmonisaient admirablement bien. Elle avait reporté ces deux couleurs sur les emballages de la boutique et sur l’uniforme du portier, un ajout devenu nécessaire en raison de l’achalandage de son commerce. Du coup, l’idée lui était venue d’en modifier le nom pour mieux cadrer dans cet environnement majoritairement anglophone. À sa porte, on pouvait lire :

ne fournissait plus à la demande. — Au contraire ! Ils m’ont habitué à prendre de gros déjeuners, rétorqua le jeune homme. — Je peux comprendre quand tu as une journée de travail devant toi, mais ce n’est pas le cas aujourd’hui. C’est dimanche, au cas où tu l’aurais oublié, bougonna la cuisinière du jour. Séneville intervint, s’excusant auprès de son fils de l’avoir privé de sa chambre : — Avoir su que tu viendrais dormir, on aurait pu s’organiser autrement. — Ce n’est rien, maman. Je

affaires, vous savez… — Allez, Monsieur. Ne vous gênez pas. Assises à la table, apparemment occupées à faire leurs devoirs, Gabrielle et sa sœur, tout endimanchées, zieutaient le visiteur. Le moindre de ses rictus leur inspirait tantôt la crainte, tantôt l’assurance. L’inspection leur parut longue. Une fois celle-ci terminée, l’acheteur demanda à parler à la veuve en toute discrétion. Séneville l’entraîna dans le boudoir et en ferma la porte, au grand déplaisir de ses filles. Gabrielle succomba

le cerveau de Séneville, les griefs de son mari, exprimés la semaine précédente, tambourinaient sans répit. � Je viens encore de perdre des employés ; ils trouvent leur travail trop dangereux. Je peux les comprendre… Ce qui est encore plus grave, c’est que la compagnie ne les a pas remplacés. Plus on manque de main-d’œuvre, plus les risques d’accident sont grands. » — Je veux savoir comment c’est arrivé, pria-t-elle le Dr Taupier. Sitôt la question posée, Aimé Bérard, qui travaillait avec

amorcer le dialogue. La sœur semblait pareillement disposée. On l’eût cru prise de l’urgence de ranger des papiers. � Manque de respect ou nervosité », jugea Séneville. — Je m’excuse, Sœur Saint-Sauveur, mais je ne voudrais pas que ma fille soit privée de ses cours de l’après-midi. — Vous ne saviez pas qu’elle était renvoyée pour la journée ? — Ce qu’elle a fait ne mérite pas ça. Ne mérite aucune punition, même, riposta Séneville. Le ton montait. — La frivolité n’est pas à encourager dans

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