Garage Molinari (Litterature d'Amerique) (French Edition)

Garage Molinari (Litterature d'Amerique) (French Edition)

Jean-Francois Beauchemin

Language: French

Pages: 258

ISBN: 2890379981

Format: PDF / Kindle (mobi) / ePub


La vie passe comme un murmure, ou dans un grand fracas, c'est selon les jours. Pour Jérôme, ce qui frappe surtout c'est le rire des gens qui déambulent sous les fenêtres, le vacarme des trains qui entrent en gare, ce sont les jurons des ouvriers qui déchargent les wagons, le bruit des insectes le soir venu, les oiseaux qui se trompent dans les notes. Mais c'est aussi le silence des nuits, de la mort et celui de Dieu. C'est tout cela, c'est ce souffle de l'existence, cette petite musique non traduite que Jérôme transpose en mots dans le récit de sa patiente quête.

Un regard trouble sur le monde, une histoire où les personnages pressentent, au fil des jours et chacun à sa façon, l'intermittente mais féconde proximité du bonheur.

La Romance des ogres

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Le milieu de partout

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Verbois mais sans l’église, le trou au cimetière, l’encensoir et toutes ces choses. En somme quand vous restez ici la nuit avec votre crucifix c’est comme si vous tentiez de déverrouiller le ciel, non ? Il restait là sans rien dire, un sourcil relevé, pendant que l’autre attendait beaucoup plus bas au-dessus de l’œil. Avec ces sourcils désynchronisés on devinait que le patron ne pigeait que cinquante pour cent de ce que je racontais. J’ai continué quand même, j’ai dit on ne peut pas vous en

synthétiques ou non, vous pouvez pas être mes parents puisqu’vous êtes pas mariés. Tant qu’Joëlle et toi vous aurez pas dit oui d’vant l’curé Verbois, tu s’ras jamais qu’mon demi et Joëlle s’ra jamais qu’la voisine du rez-d’chaussée, Jérôme. On voyait que pour lui les mots famille et mariage étaient aussi synonymes que Chlonsky et berceuse, et pour en savoir plus j’ai dit mais pourquoi mettre la famille et le mariage dans le même bocal à sauterelles ? Il a examiné les étoiles comme jamais puis

euh… qui… et avec ce mensonge ajouté au séisme on comprenait que l’heure était grave. Toutes ces manières ça devenait intrigant, et sur le bidon j’ai enchaîné, j’ai dit pourquoi vous demandez à Dieu de nous bénir tous les trois et surtout mon demi-frère ? Il a regardé sous le bureau comme si le plancher était subitement devenu très intéressant et il a répondu parce que chez moi en Italie j’ai grandi avec cette idée qu’il faut demander à Dieu de bénir ceux qu’on aime bien, et surtout ceux que la

les choses aux gens. Dans la rue Jules est revenu à la charge avec la famille, il a demandé et vous m’sieur Garcia, pourquoi qu’vous avez pas d’petits ? et comme réponse monsieur Garcia a dit quelque chose de mystérieux. Avec sa canne qui ne lui servait pas beaucoup parce qu’il était encore solide comme un gymnaste il a dit un peu tristement en regardant les nuages j’en ai eu, autrefois. En entendant ça un chien qui jusque-là reniflait un mur s’est mis à nous suivre les oreilles dressées. De

que maman m’avait appris avec sa règle de la gentillesse obligatoire et continuelle. Ensuite j’ai changé de trottoir, j’ai pris la main du petit et de Joëlle et j’ai dit dépêchons-nous, ou alors maman passera à la friture sans nous. Dans la chambre c’est le jeune médecin qui était au chevet de maman, et juste pour ça on sentait la frousse diminuer un peu. Dès qu’il nous a vus arriver il a mis sa main sur mon épaule puis il a dit je vous laisse et on est restés tous les cinq, c’est-à-dire Jules,

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