Hackers : Bâtisseurs depuis 1959

Hackers : Bâtisseurs depuis 1959

Sabine Blanc, Ophelia Noor

Language: French

Pages: 116

ISBN: 2:00123046

Format: PDF / Kindle (mobi) / ePub


Sans les hackers, il n'y aurait pas d'Internet. Il n'y aurait pas d'ordinateur non plus.

Avant d'en arriver à nos PC connectés à 5 megabits par seconde, il y a un demi-siècle d'histoire du hacking, qui n'est rien d'autre stricto sensu, que l'usage créatif des techniques, l'art de démonter les systèmes (hacker signifie "mettre en pièces" en anglais), pour mieux en reconstruire d'autres, en fonction de ses envies, ses besoins, son simple plaisir. Autrement dit, sous le clavier de Jude Milhon, “St. Jude”, patronne des hackers, décédée en 2003, le hacking est "le contournement intelligent des limites imposées, qu’elles le soient par votre gouvernement, vos propres capacités ou les lois de la physique"

Historiquement centrés sur le logiciel, le software, les hackers exercent maintenant aussi leur curiosité et leur inventivité sur les objets, le hardware. Les années 2000 sont d'ailleurs celles d'un retour au physique, avec l'explosion des lieux de travail collaboratifs qui gravitent autour de cette sphère : "hackerspaces", "makerspaces", "fab labs", etc. Récemment, on observe même un effet de mode autour du DIY, le "do it yourself"... il suffit de bidouiller trois LED et une imprimante 3D pour se revendiquer hacker.

En soi, le hacking est éminemment politique, directement lié à l'organisation de la cité. Il est un pied de nez permanent aux systèmes fermés et oligarchiques, à toutes tentatives de confiscation du savoir en prônant les valeurs du partage et la défense des libertés numériques. De fait, la communauté des hackers se mobilise, "l'hacktivisme" se structure. Politisés donc, certains rentrent directement dans la danse, notamment avec le Parti Pirate.

En théorie, l'esprit du hacking s'applique à tout domaine. Mais le système politique, coriace, se laissera-t-il détourner ? À moins que ce ne soit lui qui hacke les hackers... ?

C'est tout ce monde numérique de convictions, d'engagements et d'expériences de libertés que Sabine Blanc et Ophelia Noor vous proposent de découvrir...

http://shop.owni.fr/fr/ebook/88-hackers-batisseurs-depuis-1959.html

How and Why Thoughts Change: Foundations of Cognitive Psychotherapy

Joyous Childbirth Changes the World

The Story of French

Woodstock: The Oral History

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Puisque le hacking est un état d’esprit, nous aurions effectivement pu remonter à l’Antiquité, avec la figure de Socrate par exemple. Le philosophe Pekka Himanen, un des auteurs de L’éthique hacker, le considère comme son hacker préféré : “Toute son attitude, cette relation passionnée et modeste au savoir, son ouverture d’esprit, sa quête de directions intellectuelles non prévues : l’attitude des Grecs anciens est très similaire à celle des hackers d’aujourd’hui. Platon, son disciple, a fondé la

dans le camp de ses détracteurs : “Plutôt que de passer sa vie à châtier ceux qui avaient détruit son ancienne communauté, Stallman préféra en fonder une nouvelle.”[42] Dans Le manifeste GNU de 1985, il grave les raisons de son choix, réaffirmant la dimension profondément éthique du logiciel libre : “Dans mon opinion, la Règle d’or veut que, si j’apprécie un programme, je dois le partager avec d’autres qui apprécient ce programme. Les éditeurs de logiciels cherchent à diviser et à conquérir les

liberté totale, y compris celle de porter des armes. Il a observé avec grand intérêt le mode de fonctionnement disruptif initié par Linus Torvald, qu’il théorise en 1997 dans un essai devenu célèbre, La cathédrale et le bazar : “J’analyse le succès d’un projet de logiciel dont le code source est ouvert, fetchmail (“va chercher le courrier’”), qui a été lancé délibérément pour tester certaines théories surprenantes du génie logiciel suggérées par l’histoire de Linux. Je discute ces théories en

“Netscape embrasse la méthode du bazar !” : “Ça fait tout drôle de réaliser qu’on participe à l’Histoire... Le 22 janvier 1998, environ sept mois après ma première publication de cet article, Netscape Communications, Inc. a rendu public son projet de donner libre accès au code source de Netscape Communicator. Je n’avais pas la moindre idée que cela se produirait avant qu’ils ne l’annoncent. Eric Hahn, vice-président et responsable en chef de la technologie à Netscape, m’a envoyé un courrier

[49] Source ”Comment la crainte de sous-protection engendrera la catastrophe de la surprotection : examen constitutionnel du Digital Millenium Copyright Act” Remy Khouzam, 2004. [50] Sources : ”’Mom, I blew up the music industry’” ; ”With a little help from his friends” ; ”The day the Napster died”. [51] L’interface de programmation de Windows. [52] Voir le chapitre 4 Hackers on planet Earth, et le sous-chapitre Anonymous, sérieux comme le lulz.

Download sample

Download