Le milieu de partout

Le milieu de partout

Thierry Dimanche

Language: French

Pages: 24

ISBN: 2:00346647

Format: PDF / Kindle (mobi) / ePub


Œuvre originale, abondamment illustrée, «Le milieu de partout» est un recueil d’essais, de prose poétique et de poésie. La première partie de l’œuvre a été l’objet d’une communication dans un colloque. La version du livre a été augmentée, modifiée, davantage littéraire et adaptée à un public plus large.

Avec une approche très personnelle, l’auteur s’interroge sur la conscience de l’espace et l’appartenance au lieu, en particulier au milieu sudburois, dans le nord de l’Ontario, où il vit depuis 2007. À la question «Qu’est-ce qu’être ici ?», il affirme que seule l’imagination littéraire peut y répondre sans en amputer l’incertitude fondamentale.

Après tout, être en présence d’un lieu, c’est aussi être en présence d’un nulle part qui nous guette ; et être perdu n’est qu’un départ obligé, qu’il est inévitable de retourner son milieu en habitat.

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pages : Olivier Lasser Tous droits de traduction, de reproduction et d’adaptation réservés pour tous pays. Copyright � Ottawa, 2014 Diffusion au Canada : Dimédia Catalogage avant publication de Bibliothèque et Archives Canada Dimanche, Thierry, auteur Le milieu de partout / Thierry Dimanche. Publié en formats imprimé(s) et électronique(s). ISBN 978-2-89423-290-3. — ISBN 978-2-89423-732-8 (pdf). — ISBN 978-2-89423-824-0 (epub) I. Titre. PS8557.I5867M55 2014 C841’.6 C2013-908633-1

n’a d’égal que le ravissement jamais pareil qu’offrent leurs circonvolutions charnues, brunes ou roussâtres. Le résidu qu’est la slague a plusieurs vies. Chez les francophones du nord ontarien on s’y est identifié, la slague devenant entre autres le nom d’un organisme culturel puis celui d’une pièce de Mansel Robinson traduite par Jean-Marc Dalpé. Il s’agit alors d’une sin­gulière roche philosophale, artefact où le rejet pré­sage à nouveau l’or, où l’humilité relance vers la fierté. 5. La vie

dans leur perte savante du passé. L’un dans l’autre, comme tous ceux qui ouvrent la bouche et entendent, l’un dans l’autre déportés pour assumer le glissement de la territorialité, la modification que provoque le désir du semblable autant que celui du différent. Ils se sont débattus dans les ressorts du manque et ce n’est pas fini. Ils se reposent l’un dans l’autre, s’appuient, poussés par la nécessité que rien d’autre ne compte pour que le temps les laisse tranquilles un large instant, et qu’il

le relais. D’après William Cannon et John F. Slack, du U.S. Geological Survey, la présence d’importants massifs de fer rubané, liés à l’impact, contribuerait en effet à expliquer un brusque accrois­­sement de l’oxygène dans l’océan qui entourait Pangée, l’unique continent de l’époque, ce qui aurait ultimement fait démarrer le développement de la vie. En ce sens très concret, la vie aurait donc pu commencer à partir de ce qui est actuel­lement connu comme la région de Sudbury et ses alentours.

fait corps avec ses éparpillements forcenés. Dans la répétition, l’appétit de variantes se noie rusé, mal­léable coup de massue amorti. Tout ce qu’on évite devient nous à notre place, tissu de connivences où l’amour grignote les haines combustibles. Dès que le temps s’arrête la redistribution s’accomplit. Il ne fait que cela, s’arrêter, mais des milliers de petites fois pour accueillir le casse-tête agité. Par où l’on de­­meure cette bête étrange qui apparut quand la nature fut stoppée.

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