Les maîtres de chant

Les maîtres de chant

Marie Ferranti

Language: French

Pages: 248

ISBN: 2:00363732

Format: PDF / Kindle (mobi) / ePub


« Il y a des choses que je ne dis à Personne Alors
Elles ne font de mal à personne Mais
Le malheur c’est
Que moi
Le malheur le malheur c’est
Que moi ces choses je les sais »

LOUIS ARAGON
Le fou d’Elsa

« L’art poétique des polyphonies corses, connu de moi dès l’enfance, m’a portée à aimer le baroque, Ovide, le chant grégorien, les sonnets de Shakespeare, l’expression du désir anéanti, du désastre, de la langue perdue, Giotto, Piero della Francesca, la couleur terre de Sienne, les gisants napolitains, l’Iliade d’Homère, les messes des morts, le Miserere d’Allegri, les lamenti, la profonde solitude, Les Regrets de Du Bellay, l’amitié de haute valeur, la révolte, le vertige du ressassement et, par-dessus tout, l’instinct artistique. »
Né d’une pérégrination dans divers lieux de concerts de l’île et d’une réflexion sur la musique et sur l’art, ce récit nous invite à une flânerie chaleureuse dans l’imaginaire corse, qui touchera les amateurs de musique, au-delà des aficionados de la polyphonie insulaire.

Romancière et essayiste, Marie Ferranti vit à Saint-Florent en Haute-Corse. Elle a déjà publié dix ouvrages aux Éditions Gallimard, dont La princesse de Mantoue (Grand Prix du roman de l’Académie française 2002), Une haine de Corse et Marguerite et les grenouilles.

The Gods Will Have Blood (Penguin Twentieth Century Classics)

Acide Sulfurique

Los ojos del bosque

Du côté de chez Swann (édition enrichie)

A History of French Literature: From Chanson de geste to Cinema

Correspondance 1951-1954

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

de bois dont le tapis empêchait qu’on les rabatte. Pour dégager ce qui tiendrait lieu de scène aux chanteurs, Guidu déplaça un plateau de cuivre rutilant, supportant un lourd guéridon, également éclatant, couvert de bougies, encloses dans un verre rouge. De la place où j’étais, en haut de la nef, je ne distinguais rien du parvis, mais dans cette lumière rasante, contrastant avec la pénombre de l’église, surgissait dans l’encadrement de la porte la vision d’une sorte de jardin luxuriant, dont le

Pesce s’est joint à nous. Raffaelli jouait de la cetera. On ne savait pas quel nom donner au groupe. Nous n’avions pas fait de tournées ni de spectacles. Ensuite, j’ai aimé chanter avec Voce di Corsica, même à l’étranger. Mais la paghjella, c’était tout naturel de la chanter. On ne se posait pas de questions. J’ai rejoint le groupe Chjami aghjalesi avec qui je chante encore quelquefois. J’aime toujours autant chanter, mais je n’aime pas la scène. Cela a dévoyé ce que nous étions, car nous ne

sont pas si éloignés des Japonais qu’il y paraît. Je fais l’inventaire des faits nouveaux. Bernard Filippi et Jean-Paul Pancrazi ont accepté de participer à l’exposition. J’ai pris contact avec Marie-Dominique Allegrini-Simonetti. Avec Robin Renucci, cette élue a accompli un travail remarquable dans sa commune d’Olmi-Cappella. Elle m’a parue très sympathique. Nous partageons la même philosophie. Je lui ai proposé que le spectacle d’I Campagnoli ouvre la saison 2014. Elle est enthousiaste. Nous

une vieille église désaffectée. Le public était composé de babas cool qui semblaient venir d’une autre planète ! » Tandis que Jean-Paul parle, Petru Santu Guelfucci chante. � Il a une belle voix », dit Jean-Paul. Je lui demande quand a été créé le chœur d’hommes de Sartène. � En 88, ce fut d’abord un chœur mixte : le Granitu Maggiore. C’était une belle chorale, qui s’est produite au Chatelet. Le chœur d’hommes en est issu, mais il a fallu du temps pour le construire : huit ans. � En 96 est

sorti le premier album. Mais l’axe, la colonne vertébrale qui ont permis sa création, c’est Florence : la formation, la jeunesse, l’indépendance. À partir de l’âge de vingt et un ans, j’y ai passé ma vie. » Jean-Marc Bertrand répète Mal cunciliu, une des chansons les plus belles et les plus célèbres de Jean-Paul. � Je l’ai composée en trois minutes, sur le modèle du concerto. Je me demandais comment les Corses allaient le prendre… » Jean-Marc chante mezzo voce, accompagné par Christophe Mac

Download sample

Download