Mary l'Irlandaise

Mary l'Irlandaise

Maryse Rouy

Language: French

Pages: 240

ISBN: 2764400853

Format: PDF / Kindle (mobi) / ePub


Après ses romans inspirés par le Moyen Âge français, Maryse Rouy nous raconte cette fois une histoire québécoise inspirée de faits vécus. Avec cette écriture vivante et directe qu’on lui connaît, l’auteure trace le portrait d’une jeune femme volontaire et généreuse qui prend place parmi les héroïnes les plus fortes et les plus attachantes du roman contemporain.

Printemps 1833. À la suite de la décision de son père, Mary, à peine âgée de 14 ans, quitte l’Irlande pour les États-Unis. Une épouvantable tempête aggrave les conditions de voyage, déjà très difficiles. À Québec, où le bateau fait escale, son oncle et sa tante, qui s’étaient engagés à veiller sur elle, l’abandonnent.

Seule dans un pays inconnu, Mary n’est pourtant pas de celles qui pleurent sur leur sort. Elle se bat pour survivre, travaille, s’engage dans la vie, mûrit au fil des épreuves. De l’île d’Orléans à Québec, puis à Berthier, en cette période troublée qui mène à la rébellion de 1837, elle côtoie la maladie et la mort, rencontre l’amitié, trouve l’amour.

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Et d'ailleurs

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

meilleure les attendait de l’autre côté de l’Atlantique les avait soutenus, mais à mesure que le terme approchait, ils étaient pris de l’angoisse que le Nouveau Monde ne soit pas si différent de l’ancien. Pour se rassurer, ils rabâchaient des récits de succès mythiques, attribués à tel ou tel de leur compatriote exilé dont on ne savait trop ni le nom ni le comté d’origine, ce qui mettait à l’abri de tout démenti. Dès que le William Fell eut doublé Pointe-des-Monts, où un phare nouvellement

la Côte-du-Fond jusqu’aux abords du fleuve. Elena étant invitée pour trois jours chez madame Chambers, Mary put se joindre à eux. Sur les prairies qui jouxtaient la berge poussait une végétation que les paysans appelaient � foin de mer » parce que la marée la recouvrait à intervalles réguliers. Le père Prévost et son homme engagé entreprirent de faucher l’herbe d’un mouvement lent et régulier. Ils ne s’arrêtaient qu’au bout de la ligne pour essuyer du revers de la main la sueur qui leur coulait

Elle était certaine qu’il se trouverait une passagère désireuse de gagner quelque argent avant de débarquer. Elena se rendait à ses arguments, mais il lui venait une autre crainte, plus grave : se retrouver dans la maison Shandon avec sa belle-sœur qui la détestait et des domestiques qui ne lui obéiraient pas. — Si tu étais là, Mary, tout serait plus facile pour moi ! Mais à cela aussi, Mary avait une réplique : arrivée au pays, mademoiselle Shandon s’empresserait de la chasser, car elle ne

enfants, deux ou trois, il ne savait pas vraiment. Qu’importe, de toute façon, puisque Mary apprendrait tout cela dès le lendemain. C’était d’avenir que Charles voulait parler, d’un avenir qu’il espérait commun. Il avait senti sa cause avancer pendant les mois d’été où sa visite hebdomadaire avait été le seul réconfort de Mary. Elle l’accueillait avec plaisir, lui racontait les mesquineries de Victoria Shandon, lui donnait une friandise, comme Margot autrefois. Il était devenu son confident et

consultation pouvait commencer. Il y eut de tout : un furoncle à percer, une dent à extraire, une entorse à replacer et nombre de maux de ventre ou d’estomac pour lesquels le docteur prescrivit vermifuges et purgatifs. L’assistance de Mary ne fut nécessaire que pour le furoncle. Elle dut tenir la cuvette afin de recueillir le pus au-dessous du bras que le docteur avait incisé d’un geste sec et précis. Tout le temps qu’il passa à vider l’abcès, elle réussit à contenir la nausée qui lui montait

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