Port-Alfred Plaza

Port-Alfred Plaza

Language: French

Pages: 0

ISBN: 2764405480

Format: PDF / Kindle (mobi) / ePub


Fauna

Afterimage

The Other Side of the Bridge

Inside

Summer of My Amazing Luck

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

phytoplancton. En fait, j’étais dans le champ sur toute la ligne avec ma dope en provenance d’Orient et mes produits électroniques, et si tu t’étais vue en train d’étaler sur le lit ton nouveau produit japonais ! On aurait dit une petite fille de dix ans faisant faire le tour de sa chambre à sa meilleure amie. Après tout ce que tu venais de me dire, après un tel discours où tu avais exprimé une certaine rancœur envers les hommes d’ici, il me semble donc que si je m’étais montré un peu plus

C’est là qu’elle m’a dit, en anglais mais avec son bel accent acadien, bien sûr, c’est là qu’elle m’a dit comme ça qu’elle connaissait un petit motel tranquille à Forestville, sur la 138. Un hôtel-motel avec une bonne table, disait-elle, mais avec un drôle de nom, par exemple. Je le connaissais déjà, son château entouré d’asphalte. Le Danube bleu, tu parles d’un nom pour un hôtel-motel perdu sur la Côte-Nord ! On n’est quand même pas en Allemagne, me semble; c’est quoi l’idée? Jusqu’à nouvel

affaire et tout le monde était content. C’était le bon temps, mais maintenant, regardez-moi, je suis ridée de partout. Qu’est-ce que vous voulez, ça fait partie de la vie. À part venir faire mon petit tour ici l’après-midi et prendre du scotch à longueur de soirées dans ma cuisine, j’écoute la radio sur la galerie en regardant sortir la vapeur de la Consol. Une vraie vie de petite vieille. Faut dire que la vapeur de la Consol, ça sent fort des fois. J’aime ça, ça coûte rien puis c’est beau de

rire. Je le traitais de niaiseux s’il voulait rien faire ou d’enfant d’école s’il me faisait mal. Le vieux char tout pourri, c’était mon char rien qu’à moi, c’était ma limousine à moi. Quand je sentais que le petit gars en pouvait plus, qu’il était sur le bord de la crise de nerfs et pas loin d’appeler sa mère, je me mettais à le consoler comme une vraie maîtresse d’école. Bien non, mon petit chéri d’amour, bien non, donne-moi ta main et pleure pas comme ça. T’es beau comme un ange, t’es le plus

CHAMBRE. Cette marche que j’avais à dessein voulue épuisante m’aura mené sur le plateau de l’école secondaire, là où le regard embrasse la basse-ville, l’usine de papier, les installations portuaires, la grande baie se perdant dans les Laurentides. J’aurai donc passé un mois d’écriture dans cette ville portuaire, et je n’ai pu que songer à Simon en voyant les deux remorqueurs se diriger vers un cargo à l’ancrage pour le conduire à quai. Une ou deux cigarettes sous le vent à observer les

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