Rivière Tremblante

Rivière Tremblante

Andrée A. Michaud

Language: French

Pages: 229

ISBN: 2:00348603

Format: PDF / Kindle (mobi) / ePub


À 30 ans d’intervalle, deux enfants disparaissent dans des circonstances nébuleuses. Rien ne lie apparemment ces drames, sinon l’horreur qui les entoure et la douleur de leurs survivants...

Pour son 10e roman, Andrée A. Michaud nous offre un suspense psychologique situé dans un cadre enchanteur, mais loin d’être à l’abri des mauvais coups du sort. Peut-on faire véritablement la paix avec des événements aussi marquants ?

Le 7 août 1979, Michael «Superman» Saint-Pierre, 12 ans, disparaît dans les bois de Rivière-aux-Trembles. Trente ans plus tard, c’est au tour de Billie Richard, 8 ans, de disparaître en sortant de l’école, dans un autre ville.

Leurs corps ne seront jamais retrouvés et les proches deviendront aussi des victimes à part entière de ces événements. Il y a, d’une part Marnie Duchamp, qui était avec Michael ce jour-là, et d’autre part, Bill Richard et Lucy-Ann Morency, parents de la petite Billie.

Ce sont donc les itinéraires de l’entourage qui structurent l’histoire, et plus particulièrement le moment où Marnie revient dans sa ville natale après 30 ans d’absence. Son retour coïncide avec la venue de Bill Richard qui choisit de s’exiler dans ce bled perdu après l’effritement de son couple. Le hasard voudra qu’un troisième enfant disparaisse et ranime les vieilles blessures de Marnie et de Bill, au point où ceux-ci seront soupçonnés d’avoir pris part à cette nouvelle disparition dans des circonstances tout aussi nébuleuses...

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l’amie fidèle, le soin de s’occuper de ce qu’il restait de L.A., et j’ai enfermé Pixie dans la cabane de voyage que lui avait fabriquée Billie avec une caisse de soupe aux tomates Campbell évoquant les tableaux d’Andy Warhol. Une fois installé dans mon nouvel appartement, j’ai donné ma démission à l’université, où je n’avais mis les pieds qu’à quelques reprises depuis la disparition de Billie, j’ai continué à harceler Ménard et Dubois, qui se sont respectivement transformés en boîte vocale et en

la même phobie que Marnie, de la même hantise de la foudre ? Si oui, comment avaient-ils deviné que ma vie basculerait dans un orage et que le moindre grondement de tonnerre me jetterait par la suite dans un état de catatonie semblable à celui qui avait forcé Michael à s’immobiliser sous la pluie ? C’était impossible, ils ne pouvaient avoir anticipé cet orage ni l’avoir aperçu dans quelque rêve prémonitoire ayant imprimé le nom de Marnie dans leur subconscient. Une seule explication

toujours, avait tendu son bras sur ses épaules. À travers les larmes, les paupières sombres de l’homme fiévreux lui étaient apparues un instant, flottant au milieu du rassemblement d’hommes gris venus rendre un dernier hommage au jardinier de Rivière-aux-Trembles, puis elle l’avait oublié lorsque les portes de la chapelle où le cercueil serait remisé jusqu’au printemps s’étaient refermées dans un grincement définitif. Quelques pétales de Mary-Jean avaient volé dans le grincement des portes, des

lièvres, un nouveau cri dans le répertoire de la peur assurant la survie des faibles. Assis sur la rivière gelée, j’ai constaté que mes mains tremblaient et que j’attendais le cri suivant. Je me suis prudemment relevé, craignant de perturber le silence, et j’ai regardé autour de moi. Aucun ange, aucun hibou ne volait ni ne s’enfuyait près de la rivière. Et pourtant, des dizaines d’yeux me surveillaient, pétrifiés par le cri et attendant que la forêt respire de nouveau. J’ai ramassé mon bidon

cette accusation allait à l’encontre de toutes les lois physiques. Harcelé de questions toute la journée, je n’avais pas eu le temps de réfléchir calmement à la nouvelle déflagration que la fragilité des enfants provoquait dans l’étroitesse de ma vie. La nuit m’apportait ce calme dont j’avais besoin pour constater que l’histoire se répétait et qu’à moins de coincer le véritable agresseur de Billie, on me considérerait jusqu’à ma mort comme un homme dangereux. Je n’avais pas touché à un cheveu de

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