Théâtre, tome 3 : Rodogune; Héraclius; Nicomède; Œdipe; Tite et Bérénice; Suréna

Théâtre, tome 3 : Rodogune; Héraclius; Nicomède; Œdipe; Tite et Bérénice; Suréna

Pierre Corneille

Language: French

Pages: 561

ISBN: 2:00299239

Format: PDF / Kindle (mobi) / ePub


Ce volume rassemble six pièces de Corneille, de Rodogune, sa pièce préférée, composée en 1644 au sommet de sa gloire, à Suréna (1674), son ultime tragédie. Trente années d'expérimentation poétique et d'audaces inouïes, au cours desquelles Corneille réinvente son art, en misant sur des intrigues savamment élaborées et sur une inspiration lyrique de plus en plus émouvante. Reines maîtresses de leur passion ou ivres de vengeance (Tite et Bérénice, Rodogune) ; héros qui voient leurs desseins contrariés par la raison d'Etat (Nicomède, Suréna) ; princes révélés à leurs peuples ou défaits par les dieux (Héraclius, Œdipe) : chacune de ces pièces a valeur de manifeste ; et toutes, poussant un peu plus loin leur infidélité au modèle cornélien canonique - celui d'Horace ou de Cinna -, nous obligent à nous défaire de nos certitudes sur Corneille et sur la tragédie classique.

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Mais le compte qu’aux dieux la mort force de rendre A porté dans son cœur un si pressant effroi, 1700Qu’il a remis Corinthe aux mains de son vrai roi. ŒDIPE Je ne suis point son fils ! Et qui suis-je, Iphicrate ? IPHICRATE Un enfant exposé dont le mérite éclate, Et de qui par pitié j’ai dérobé les jours, Aux ongles des lions, aux griffes des vautours. ŒDIPE 1705Et qui m’a fait passer pour le fils de ce prince ? IPHICRATE Le manque d’héritiers ébranlait sa province. Les trois, que lui

être d’intelligence ; 680Sans me flatter en vain, courons à la vengeance, Faisons voir ce qu’en moi peut le sang de Néron, Et que je suis de plus fille de Corbulon. PLAUTINE Vous l’êtes, mais enfin c’est n’être qu’une fille, Que le reste impuissant d’une illustre famille. Contre un tel empereur où prendrez-vous des bras ? DOMITIE Contre un tel empereur nous n’en manquerons pas. S’il épouse sa reine, il est l’horreur de Rome ; Trouvons alors, trouvons un grand cœur, un grand homme, Un

4 « Se cantonner » : � se retrancher, se fortifier dans quelque canton » (Furetière, Dictionnaire universel). Ainsi que l’indique Georges Couton (Œuvres complètes, op. cit., vol. 3, p. 1625), Corneille semble faire allusion ici à ce que rapporte Tacite dans ses Histoires (IV, LXXXV-LXXXVI) : � Domitien tenta par des émissaires secrets la foi de Cérialis [le général de l’armée romaine opposé au Batave Civilis] : il voulait savoir si Cérialis lui remettrait, au cas où il se présenterait, le

maternelle en faveur de son prince, et comme on pouvait dire que son fils était mort pour son regard, je me suis cru assez autorisé par ce qu’elle avait voulu faire, à rendre cet échange effectif, et à le faire servir de fondement aux nouveautés surprenantes de ce sujet. Il lui faut la même indulgence pour l’unité de lieu, qu’à Rodogune. La plupart des poèmes qui suivent en ont besoin, et je me dispenserai de le répéter en les examinant. L’unité de jour n’a rien de violenté, et l’action se

que le Ciel nous envoie, Prince, nous croiriez-vous capables d’une joie, Et que nous voyant tous sur les bords du tombeau, Nous pussions d’un hymen allumer le flambeau ? 125C’est choquer la raison peut-être et la nature ; Mais mon âme en secret s’en forme un doux augure ; Que Delphes, dont j’attends réponse en ce moment, M’envoiera de nos maux le plein soulagement. THÉSÉE Seigneur, si j’avais cru que parmi tant de larmes 130La douceur d’un hymen pût avoir quelques charmes, Que vous en

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