Tout homme rêve d'être un gangster

Tout homme rêve d'être un gangster

Jean Charbonneau

Language: French

Pages: 175

ISBN: 2:00345434

Format: PDF / Kindle (mobi) / ePub


J’aime tout de la Main : ses clubs, ses putes, ses truands, sa saleté, sa sauvagerie, sa vulgarité, sa violence. Tout.

Ainsi s’exprime Jérôme Ménard, celui qu’on surnomme « le roi de la Main ». Sur le lit de mort de sa mère, il fait la promesse de veiller sur ce qu’il reste de sa famille, originaire du Faubourg à m’lasse.

Déjà spécialisé dans le racket de la protection, Jérôme voit grand et souhaite se lancer dans la distribution d’héroïne pour assurer le bien-être des siens. Seule ombre au tableau : son jeune frère Georges travaille pour celui qui contrôle ce marché à Montréal…

Quant aux femmes du clan Ménard, elles cultivent aussi leur part de rêves inaccessibles. Heureusement que la famille représente ce qu’il y a de plus fort quand tout le reste fait défaut.

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Estelle n’en croit pas ses oreilles. Elle se lève. Le tramway s’immobilise et les portes s’ouvrent, puis le marchepied de métal descend. Estelle se précipite hors du véhicule. Enfin devant la façade du Palais de Jade, Estelle se sent mal. Et si Jacqueline ne travaillait pas aujourd’hui ? Estelle ignore où sa sœur habite. Même chose pour Jérôme et Georges. Pourquoi n’a-t-elle pas songé à cela avant de s’enfuir ? Que va-t-elle devenir si Jacqueline n’est pas là ? Dans la vitrine de la boutique

petite tape sur le klaxon, puis une seconde. À l’arrière du taxi, Jérôme fume une cigarette et passe mentalement en revue les arguments qu’il s’apprête à énoncer. Napoléon Bastien est un des hommes de main les plus importants de Johnny Basora, un capo. Si Jérôme réussit à conclure une entente avec lui, il sera en mesure d’étendre ses activités et d’y aller d’un grand coup. Napoléon émerge de chez lui entouré de trois de ses hommes. L’un d’eux, un gros type avec une tête de grenouille, ouvre la

pleut pas comme dans son rêve. Pas de bombardements apocalyptiques de cigares… Georges attrape sa canadienne et sort. Cinq jours auparavant, un abruti en état d’ébriété avait démoli la voiture de Georges, garée non loin du club. Heureusement pour le type en question, les policiers étaient arrivés sur les lieux de l’accident avant Georges. — C’est pas grave, lui avait dit Basora plus tard dans la journée. Inquiète-toi pas. On va te trouver une autre bagnole subito presto. Georges attend

gens moins fortunés qu’elles. — Sauf votre respect, Mère, reprend Jacqueline, moi, ça me semble une forme de torture mentale d’emmener des adolescentes dans un asile d’aliénés. — Je commence à comprendre, rétorque la mère supérieure en plissant les yeux, l’attitude rebelle et inacceptable d’Estelle. C’est un trait de famille, on dirait bien. Jacqueline ne répond pas à l’attaque, sachant fort bien qu’elle doit faire preuve de diplomatie. — Où est ma sœur ? demande-t-elle le plus calmement

rondouillarde et ridée, mais son nez est fin, ses lèvres merveilleusement sculptées. Elle a dû être très belle jadis, mais les années lui ont réglé son compte. Le type à ses côtés est chauve et un de ses bras est amputé à la hauteur du coude. Il est temps de monter à bord et Georges se rend sur le quai. Avant de grimper dans le train, il hésite. Georges sait que cet engin gigantesque va l’amener vers un ailleurs d’où il ne pourra jamais revenir. Il sait que s’il monte dans ce train, sa vie va

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