Tout m'accuse

Tout m'accuse

Language: French

Pages: 0

ISBN: 2764406010

Format: PDF / Kindle (mobi) / ePub


Joyner's Dream

Le Totem des Baranda

Swimming in the Monsoon Sea

Vinyl Cafe Unplugged

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

savais pas cela, Vasco ? Mes hommes sont tous les deux au Québec, mais ils ne savent même pas qu’ils le sont en même temps… enfin… je ne crois pas qu’ils le sachent. Dans tous les cas, je suis toute seule, et j’ai de plus en plus l’impression que je vais mourir seule. Si au moins j’avais eu le temps de faire plusieurs enfants avant le départ de Mathias ! Il en resterait sûrement un ou deux en Belgique, je ne sais pas, ici ou à Anvers, ou dans les Ardennes. Un ou deux qui viendraient me rendre

plus rien faire pour cette toile, du moins pas maintenant. Je me suis douchée, et cette fois-ci j’ai joui. Les yeux fermés sur les images d’un homme et d’une femme, l’un derrière l’autre, les mains plaquées sur les fesses tendues, j’ai senti mon sexe éclater sous l’eau, comme si toutes les tensions accumulées coulaient au fond de la baignoire, en un tas minuscule, disparaissant avec l’eau noire d’une nuit de solitude. Lorsque j’ai fermé l’eau, je me suis donné le droit de recommencer au début,

et j’ai posé mes mains sur sa taille. Tout de suite j’ai senti un malaise, mais j’ai eu l’impression qu’il m’invitait à continuer. J’ai défait les boutons de sa chemise et je la lui ai retirée. La chemise blanche est tombée sur le plancher recouvert de draps blancs. J’ai regardé cette image un instant, j’ai fermé les yeux et j’ai embrassé le dos de Guillaume sans penser à rien. Guillaume était maladroit. Pourtant, quand il a pris mon sexe pour le faire glisser sur sa bouche et que j’ai senti ses

le dos comme pour sceller l’instant, le visage penché vers le sol. Je le suivais de près en levant le nez sur un printemps tout neuf, et en m’efforçant de ne pas poser de questions. — Je n’ai jamais marché pour le plaisir de marcher, dit Auguste en brisant le silence. — Est-ce vraiment pour le plaisir ? — Non. Tu as raison. Je n’ai jamais de plaisir. Je me sentais impuissante. J’entendais les cris d’Auguste qui émanaient d’une tête pleine de regrets et d’interrogations, et j’espérais qu’il

ma femme. J’ai attendu que la dépression du post-partum passe, mais elle n’est jamais disparue. Galya s’est enfoncée de plus en plus, et moi aussi, en l’occurrence. Le matin où je suis parti, cela faisait des mois que j’élaborais le plan de mon départ. Comme je l’ai confié à Galya après quarante ans, j’ai d’abord voulu emmener mon fils, mais je savais que ce geste allait être fatal pour celle que j’avais aimée. Je me suis donc convaincu de partir seul, et de faire le deuil de cette famille tant

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