Un souffle venu de loin

Un souffle venu de loin

Esther Beauchamp

Language: French

Pages: 118

ISBN: 2894232497

Format: PDF / Kindle (mobi) / ePub


Au centre de l’œuvre est une femme à la personnalité et au parcours captivants. À son arrière-plan est un tragique épisode de la Deuxième Guerre mondiale qu’on s’étonnera de ne pas mieux connaître.

En 1940, la guerre amène au Canada des enfants réfugiés. Mirka est ainsi accueillie, comme un petit oiseau farouche, par la famille Dumouchel. Marion a huit ans, Mirka en a sept. Arriveront-elles à s’apprivoiser mutuellement ?

Ainsi débute l’histoire fascinante d’une femme rétive et impétueuse qui, en composant avec son passé troublant, sa famille adoptive puis celle qu’elle fondera, avec ses aspirations et son tempérament, traversera au Canada les décennies de l’après-guerre à la fin du siècle.

Mirka mettra toute une vie à découvrir, à assumer et enfin à partager les secrets douloureux de ses origines. Mais ce passé perdu et retrouvé ne sera plus oublié. Ultimement, Mirka léguera à sa fille une mémoire et le devoir de la préserver.

Ce roman promet le plaisir de lecture que recherchent les amateurs de sagas familiales, sans le foisonnement de l’intrigue que l’on associe à ce genre. Il évoque un milieu humain fascinant et peu connu, celui des Tsiganes dans l’Europe des années 30 et 40, leurs relations difficiles avec la société qui les entoure et les persécutions dont ils furent victimes. En suivant le grand arc d’une vie, il fait vibrer une forte personnalité accablée, mais aussi animée, par ses antécédents personnels et culturels.

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nouvelles, avait dû partir en Belgique pour une période non définie. Maintenant, Mirka doit répondre aux questions des tantes, cousins, voisins. Elle est vexée de ce mensonge, mais joue le jeu pour se racheter. Pauvre maman! Mirka serait revenue avec un certificat de mariage dûment signé par un curé qu’elle aurait eu moins de réticences. Un mari envolé a beau être une tragédie, l’honneur aurait été sauf. Mais Mirka est revenue sans attaches et maman a été obligée de prendre la plus lourde

parlait de nous deux?» Ainsi commença la première étape du plus beau de mes voyages. Robert était persuadé que Mirka ne lui tiendrait plus rigueur de l’avoir délivrée de la noyade. Toute à l’élan de mon amour, j’avais hâte de partager la bonne nouvelle. Désolante surprise! En entendant le nom de mon ami Mirka a tressailli: �Je t’avais dit que je ne voulais plus le revoir! C’est un épisode de ma vie que je préfère oublier. N’importe qui d’autre, mais pas lui. » Je suis restée bouche bée, j’ai

ne pas rentrer seule. Elle admirait son ardeur au travail et son courage : résolu à se libérer du joug communiste, Alex s’était évadé de Tchécoslovaquie en suivant des pistes dans les bois au péril de sa vie. Les récits de héros qui fuyaient la tyrannie soviétique ont peuplé notre jeunesse. Après un passage par l’Autriche et un court séjour en France, il s’était établi à Montréal et, ses études terminées grâce à la solidarité familiale, il poursuivait une carrière honorable. Lorsqu’elle s’est

pour l’été. Les Roms/Tsiganes ont fini par s’entendre! Le mot Tsigane va paraître, mais dans le cadre d’une citation. Tout le monde est satisfait. Attendez, je vais chercher l’article du Monde, j’ai fait un agrandissement du monument proposé, je vais l’encadrer et le mettre au-dessus de mon bureau. L’architecte est israélien, ça me plaît. Je critique parfois son gouvernement, mais je suis rassurée que des individus fassent tomber les murs. �Regardez, je crois que ça sera beau. Une vasque d’eau

sourire, la tête haute, les yeux brillants. Nos clôtures de fils de fer différaient des murets de pierre qu’elle connaissait, elle s’étonnait de nous voir manger le maïs destiné chez elle aux animaux. Peu importait. Elle caressait les chevaux, prenait les poussins dans ses mains, se moquait des cochons, suivait les enfants du fermier voisin à la traite des vaches. Les petites �habitantes» étaient surprises et enchantées de son savoir-faire. Moi qui ai peur des bêtes, je l’enviais et je

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