Une jeune femme en guerre, Tome 3: Jacques ou les échos d'une voix

Une jeune femme en guerre, Tome 3: Jacques ou les échos d'une voix

Maryse Rouy

Language: French

Pages: 196

ISBN: 2:00350630

Format: PDF / Kindle (mobi) / ePub


Maryse Rouy sait comme nul autre montrer de quelle façon, dans un pays en guerre, les désirs intimes et les événements historiques s'entrechoquent, bousculant la vie quotidienne, les manières d'agir, de penser ou de rêver. Ce troisième tome, qui nous fait découvrir un aspect peu connu de la participation des Québécois à la Seconde Guerre mondiale, émeut profondément et l'intrigue policière qu'il renferme ne cesse de tenir en haleine.

Alors qu'il avait servi jusque-là dans l'aviation canadienne, Jacques est recruté, au début de l'année 1944, par le Special operation executive. Formés par l'armée anglaise, ces agents spéciaux vont prêter main-forte aux résistants des pays européens occupés par l'Allemagne. C'est ainsi que Jacques, quelques jours avant le débarquement, est parachuté dans un village du sud de la France avec une cargaison d'armes dont il doit enseigner le maniement à un groupe de maquisards. Alors qu'il aurait dû repartir aussitôt après avoir rempli cette mission, un concours de circonstances l'en empêche et l'oblige à s'intégrer à la vie de ce village bouleversé par une enquête policière. Jacques fait la connaissance d'une jeune femme dont il s'éprend au point de faire avec elle des projets d'avenir…

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n’avaient fait aucune mention du cadavre découvert dans le bois. Il supposa qu’ils préféraient éviter d’en parler devant un étranger. VI Isidore Deumier était très satisfait d’aller à Meilhaurat pendant que son collègue faisait le planton. Il avait d’autant moins de scrupules à le laisser en faction que les métayers s’empresseraient de le faire manger et boire dès qu’il arriverait de la garenne. Il était préférable qu’il se charge lui-même du récit des événements, car il s’en acquitterait mieux

connaissance. C’était pour ces hommes-là, qui pratiquaient la guerre clandestine comme un jeu, que le pilote et lui-même s’étaient mis en danger. Au lieu de gaspiller pour eux les précieuses caisses de munitions, ils auraient pu les parachuter à un des groupes sérieux qui ne manquaient pas dans le secteur. Il allait en dire deux mots à leur chef et le mentionner dans son rapport à Londres dès qu’il obtiendrait une liaison radio. De temps à autre, il levait les yeux et regardait sa logeuse vaquer

danger. — Eh bien, maintenant, c’est nous qui le sommes. Figurez-vous que l’épouse du chef de gare en a fait une belle aussi. Je viens de l’apprendre. Coustet, qui avait prétendu ne pas avoir reçu de lettre, s’est rendu compte que cette position était intenable. Alors, avec Léopoldine, ils ont monté une comédie, comme quoi c’est elle qui aurait ouvert la lettre et l’aurait jetée au feu. — Et que disait cette lettre ? — Je vous le donne en mille : qu’il couchait avec Henriette ! Il suffira

foin. Les deux jeunes gens l’imitèrent et Pauline glissa de la charrette, ce qui fit remonter sa robe et révéla un instant des cuisses fermes et blanches que les tiges dures de l’herbe sèche avaient zébrées d’égratignures. Tout le monde la regardait et elle tira sur le tissu fané en rougissant. Riquier pensa qu’il y avait décidément beaucoup de jolies demoiselles dans ce coin de campagne. Pressé d’en finir, Casalès menait le cortège d’un pas rapide. Les jeunes filles formaient une arrière-garde

capable de faire du vélo ? — Ça ira. Je ne ressens presque plus rien. Parlant pour la première fois, le gendarme, qui s’était encadré dans la porte, proposa : — Puisqu’il faut qu’on aille chez le maire, votre neveu n’a qu’à venir avec nous. — Qu’est-ce qui se passe là-bas ? essaya-t-elle de savoir. J’ai vu Justin, il a l’air tout énervé. — Des drôles de choses, mais je ne peux pas le dire. Puis, se tournant vers Jacques : — Vous venez ? — À pied, intervint Adèle, il ne peut pas : il y a

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